PHNOM PENH

La ville

Phnom Penh Phnom Penh

Nous voici dans la capitale du Cambodge. Phnom Penh signifie la "Colline de Penh", "Phnom" signifie "montagne" en khmer.
La ville est située au confluent de deux fleuves, du fleuve Tonlé Sap et du Mékong, qui se ramifient en quatre bras.
A l'époque de l'Indochine française, Phnom Penh était surnommée la "Perle de l'Asie", dans les années 1920.

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Phnom Penh tire son nom du vat Phnom Daun Penh (connu maintenant seulement comme Vat Phnom), un édifice religieux construit en 1373 par une riche veuve, Daun Penh (= Grand-mère Penh) sur un tertre de 27 m de haut, pour abriter cinq statues du Bouddha. C'est la seule "montagne" de la ville.

1434 - Créée après l'abandon d'Angkor

L'actuel royaume du Cambodge, lointain héritier des royaumes pré-angkoriens comme le Fou-nan et le Chenla, a connu sa plus grande expansion à l'époque de l'Empire khmer constitué autour de sa capitale Angkor, avant d'entrer au 14 ème siècle dans une période de déclin et d'être progressivement amputé de ses dépendances extérieures puis de nombreuses provinces par ses puissants voisins du Siam.

La création de Phnom Penh remonterait à l'année 1434, trois ans après l'abandon d'Angkor par le roi Ponhea Yat (qui régna de 1417/1421 à 1462/1467.

Le roi Ponhea Yat s'enfuit d'Angkor Thom quand cette ville fut capturée par le Siam en 1431.

Il installe sa cour à Chaktomuk (du sanskrit caturmukha : "quatre faces", c'est à dire "quatre bras fluviaux"), là où se trouve Phnom Penh aujourd'hui.

En 1445, il parvient à chasser d'Angkor l'usurpateur siamois et prend pour nom de règne "Paramaraja Ier". Il garde Chaktomuk comme capitale et y édifie un stūpa. Il abdique en 1462/1467 et serait mort en 1471.

Ce stūpa se trouve derrière le vat Phnom, il abrite les restes de Ponhea Yat et de la famille royale. On y trouve également des vestiges de statues bouddhistes de l'ère d'Angkor.

Ce ne fut qu'en 1866, sous le règne de Norodom Ier (1860-1904) que Phnom Penh devint
le siège permanent du gouvernement, et que le Palais Royal fut construit.

le Palais Royal
Le Palais Royal

En 1975 la population atteignait deux millions. La ville tomba sous la coupe des Khmers rouges du Kampuchea démocratique le 17 avril, et fut évacuée de force. Ses résidents durent travailler sur des fermes rurales. En une journée, la ville fut vidée de la quasi-totalité de ses 2 millions d'habitants, et laissée à l'abandon.

Les Khmers rouges furent chassés de Phnom Penh par les vietnamiens en 1979, et les gens commencèrent à retourner dans la ville. Une période de reconstruction commença, aidée par la stabilité du gouvernement, attirant des investissements étrangers et une aide par des pays comme la France, l'Australie et le Japon et des organisations supra-nationales notamment pour le ravitaillement en eau potable, les routes et les autres infrastructures.

Dimanche 23 décembre 2007

Une gare routière à Phnom Penh parmi d'autres.
Arrivée exténuée à Phnom Penh après 6 hres passées dans un bus pas très confortable. On est en fin de journée et autour de moi c'est beaucoup, beaucoup de bruit, et des chauffeurs de tuk-tuk qui nous assaillent.

On n'a pas réservé d'hôtel, et on ne sait pas trop bien se situer. Mon arrivée à Phnom Penh n'a pas été très agréable, jusqu'au moment où je me suis retrouvée dans le jardin de notre future guest-house, la Rega Guest-house, où tout d'un coup, je me sentais relâchée et au calme.

Par la suite, j'apprendrai à découvrir cette capitale, qui offre des quartiers très divers les uns des autres : le centre très animé et bruyant comme je l'ai connu à mon arrivée, des marchés couverts typiques, des boutiques élégantes, même un moderne shopping-center du dernier cri, des motos-dops et des tuk-tuks qui sont partout, mais dont les chauffeurs ne parlent pas vraiment l'Anglais. Mais aussi des quartiers tranquilles, aérés, et un Palais Royal d'intérêt.

Phnom Penh est la ville la plus peuplée du Cambodge, ainsi que son centre économique et politique.

La ville s'était beaucoup développée sous l'impulsion de la France. Il y a un nombre impressionnant d'édifices à l'architecture art-déco, mais malheureusement certains en piteux état, et de nombreuses villas de style colonial.

On y est resté 5 nuits à Phnom Penh. On a bien occupé le temps : un jour les marchés, les rues, un jour les monuments historiques, un jour l'île de la soie qui s'appelle Koh Dach, super.

















On a marché jusqu'au Boeung Kak au nord de la gare de Phnom-Penh. Le Boeung Kak est un lac, enfin un étang, peu profond, c'est le reste d'un ancien bras du Mékong. Les pêcheurs locaux y ramassaient des liserons d'eau.

La rive ouest est un endroit très prisé des routards, car elle accueille de nombreuses guest-houses et hôtels bon marché ayant souvent une jetée où on peut avoir un peu de fraîcheur.

Sur ses rives se trouve la plus grande mosquée de Phnom Penh, la mosquée Al-Serkal, construite en 1968, appelée la Mosquée internationale Dubaï-Phnom Penh, construite grâce à un don de l'Arabie saoudite.

2008 devant le Phnom

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